L’Iran et le Canada obligés de dialoguer après le crash du Boeing abattu

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En quelques jours, les ministres canadien et iranien des Affaires étrangères se sont parlé à trois reprises, essentiellement pour discuter du sort des nombreuses familles endeuillées par l’accident du vol PS752. Jamais les deux gouvernements n’avaient autant dialogué depuis septembre 2012, date à laquelle ils ont rompu leurs relations diplomatiques.

Paradoxalement, le missile iranien qui a provoqué « par erreur » le 8 janvier dernier l’explosion d’un avion de ligne ukrainien semble avoir favorisé le dialogue entre le Canada et l’Iran. Rapprochement réel ou nécessité liée aux circonstances ?

La question se pose en observant le dialogue s’établir entre les gouvernements canadien et iranien ces derniers jours. Officiellement, le Premier ministre Justin Trudeau met en avant la nécessité d’obtenir le soutien des autorités iraniennes pour venir en aide aux familles endeuillées, et pour faciliter le travail des enquêteurs sur le terrain.

Pas de représentation diplomatique à Téhéran

En effet, l’absence d’ambassade à Téhéran nuit à l’appui à apporter à celles et à ceux qui ont perdu un proche dans l’avion. Lors de sa première campagne électorale en 2015, le Premier ministre canadien promettait pourtant de renouer des relations diplomatiques avec l’Iran. Sauf qu’une loi votée par son prédécesseur limite sérieusement une action dans ce sens. Les diplomates iraniens s’installant au Canada risquent de voir leurs biens saisis, car l’Iran figure sur la liste des pays soutenant le terrorisme.

Il faudra voir dans les prochains jours si les relations se réchauffent entre les deux pays. Une partie de la réponse dépendra sans doute de la bonne volonté du régime iranien à participer avec transparence à l’enquête sur cette tragédie aérienne

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