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Le pétrole vénézuélien désormais sous embargo, les chavistes crient au complot

L’embargo américain sur le pétrole du Venezuela a débuté dimanche 28 avril. Cela ne va pas forcément pousser le président Maduro vers la sortie, mais risque en revanche d’aggraver la crise économique. Les partisans du président chaviste restent confiants et dénoncent la mainmise de Washington.

Le Venezuela abrite la plus grosse réserve d’hydrocarbure au monde. Mais en proie à une crise politique continue, les gouvernements successifs n’ont jamais su en tirer parti et n’ont pas su développer la compagnie nationale pétrolière, la Petróleos de Venezuela SA (PDVSA).
Il y a vingt ans, la PDVSA produisait plus de trois millions de barils par jour et employait près de 40 000 personnes. Son activité générait alors 96% des recettes en devises et la société s’est même implantée aux États-Unis, avec sa filiale Citgo.

Cependant, ces dernières années sous les gouvernements d’Hugo Chavez et de son successeur Nicolas Maduro, la production est tombée à son plus bas niveau. Après des années de mauvaise gestion, de sous-investissement et de corruption, la compagnie nationale est au bord de l’implosion et Caracas est désormais obligé d’importer du pétrole du Nigéria, mais aussi des États-Unis.
Ce nouvel embargo est un coup dur pour le Venezuela, dont l’économie repose essentiellement sur les revenus pétroliers. Ceux-ci représentent plus de 80% des ressources financières du pays
Désormais, Caracas ne pourra plus commercer avec des sociétés américaines et ses avoirs à l’étranger seront gelés. Il est également interdit à toute entité étrangère d’utiliser le système bancaire américain pour se fournir en or noir vénézuélien.