Psychologue Wilky Sanon

Après avoir terminé ses études classiques en 2003 «à l’école JM Henriquez et au Collège Suisse de Jacmel», Wilky Sanon, né à Grand Gosier, dans la ville de Félix Maurisso Leroy, département du Sud-Est, avait reçu une bourse de l’État d’Haïti à poursuivre ses études en psychologie à l’Université La Havane à Cuba. Ce jeune homme a eu la chance de terminer ses six années de cours en psychologie. En 2008, en Haïti, Wilky Sanon figurait parmi les 7 érudiants haïtiens sur les 36 membres de sa classe (dans plusieurs régions) qui décident de retourner au Pays après leurs études à Cuba.

Le jeune psychologue Wilky Sanon a expliqué que malgré un contrat signé entre le gouvernement haïtien et des universitaires, dont l’objectif est de servir le pays en retour, cela n’empêche pas ces étudiants de tourner définitivement le dos à Haïti. Face à cette situation, Wilky est très critique à l’égard du gouvernement haïtien, ignorant son engagement envers les étudiants de pouvoir transmettre leurs connaissances au profit du pays en ne créant pas les conditions nécessaires permettant à ces jeunes professionnels de contribuer au développement d’Haïti.

«Être psychologue, ce n’est pas ma volonté, mais celle de la nature ou de Dieu. Le sang patriotique coule dans mes veines depuis mon enfance; L’un de mes rêves était d’aider les personnes en situation difficile », a déclaré Sanon, qui a vivement critiqué les autorités haïtiennes, principalement responsables selon lui, de la situation misérable d’Haïti. Ajoutant que «la plupart des étudiants ont toujours démontré leur volonté de retourner en Haïti après leurs études à l’étranger».>


Wilky a estimé qu'Haïti est actuellement confronté à de graves problèmes dans le secteur des ressources humaines. Cependant, aucune politique d'intégration des ressources n'a été développée à ce jour par les dirigeants permettant aux etudiants du pays de rentrer chez eux. Il dénonce: «Les politiciens opportunistes qui se sentent plus à l'aise dans la misère du peuple. De plus, l'idéal de la jeunesse est souvent ignoré, en fonction des tendances politiques, sociales et économiques du pays ».

Notons que ce jeune psychologue, après six années d'études en psychologie clinique à Cuba, est abandonné par l'État haïtien, malgré l'investissement réalisé par le gouvernement pour ses études. Depuis son retour en Haïti, Wilky n'honore que des contrats avec des ONG. Il coordonne dans le département du Sud-Est, un projet psycho social et socioculturel, financé par «International Psycho social Organisation (IPSO)», une ONG allemande.

Espérons que cet exemple stimule le nouveau gouvernement, si prompt à demander haut et fort le retour de la diaspora éduquée chez lui, et qu'il prend rapidement toutes les mesures nécessaires, en commençant par offrir à ses étudiants boursiers des possibilités d'intégration sur le marché du travail avec un salaire décent, de servir son pays et contribuer à son progrès sur la voie du développement.

HL / Claudy Bélizaire
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