L’Europe se lance dans le projet de station spatiale Lunaire

Un contrat a été officiellement passé entre Thalès Alenia Space et l’ESA pour lancer les travaux d’étude sur deux des futurs modules européens qui composeront - peut-être ! - la prochaine station spatiale internationale.

On y va étape par étape” résume Franco Fenoglio, directeur des programmes de transport et de vol habités chez Thalès Alenia Space. “Nous avons commencé avec la station spatiale internationale en orbite basse autour de la Terre. L’étape suivant est de mettre en place une plateforme orbitant autour de la Lune avant d’envisager l’étape ultime : la colonisation de Mars” poursuit-il.
Cette station spatiale lunaire représente un projet pharaonique. Baptisé LOP-G (Lunar Orbital Platform-Gateway), il a été présenté pour la première fois par la NASA en 2017 sous le nom de “Deep Space Gateway”. Son utilité ? Servir de base avancée pour des explorations plus lointaines (dont Mars), et faciliter l’exploration et l’exploitation de la Lune elle-même. Par exemple à l’aide de robots que l’on n’aurait pas à faire redécoller après leur alunissage.
“De plus, poursuit Franco Fenoglio, une telle station nous ouvrirait de nouvelles possibilités en matière d’expériences scientifiques. En effet, avec la station spatiale Internationale, placée en orbite basse (400 kilomètres d’altitude NDLR), nous sommes encore protégés de bon nombre de rayonnements cosmiques dont nous devons impérativement évaluer les effets avant

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