Nesmy Manigat, sans langue de bois

Peu importe le gagnant de la bataille de l’opinion publique ou de la bataille politique, la vérité est qu’Haïti devra ajuster le prix des produits pétroliers à la réalité de ses finances publiques et du marché international, avec ou sans recommandation du FMI. Une vérité difficile à assumer par ceux qui n’osent pas risquer leur “popularité”.

En plus des urgences de la conjoncture, c’est maintenant que doit se préparer l’accueil de deux millions de nouveaux haïtiens qui naitront d’ici 2030 et qu’il faudra éduquer et soigner autrement. Mais, pour mieux expliquer des décisions difficiles, le Gouvernement devra commencer par donner l’exemple et se résoudre à ne pas avoir plus de 10 ministres (non 18) pour gérer ce maigre budget d’à peine 2 milliards US qui devraient être au moins le triple pour atteindre les Objectifs de Développement Durable.

On devra également réduire le budget du Parlement qui équivaut à la moitié du budget de fonctionnement du ministère d’Education nationale et de la Formation professionnelle, sans oublier la longue liste des franchises et subventions improductives qu’il faudra épurer. Ce seront des signaux clairs qui vaudront tous les messages de communication économique et politique autour des produits pétroliers.

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